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Nos remèdes

Pour aller dans cette direction, nos revendication portent à trois niveaux : 

Au niveau international,

Les Nations Unies doivent reconnaître, élaborer et garantir le « droit à la souveraineté alimentaire » c'est-à-dire le droit des populations, de leurs Etats ou Unions à définir leur politique agricole et alimentaire sans dumping vis-à-vis des pays tiers.

Ce droit devra être respecté par les autres Etats ainsi que par les organisations internationales, notamment dans le cadre des négociations commerciales bilatérales ou multilatérales, et toute violation doit être sanctionnée. 

Au niveau européen

L’UE doit proposer une réorientation de la PAC vers une production agricole durable, de qualité et de proximité. Pour cela, il est nécessaire de :

1) Maintenir les outils de maîtrise de la production

Alors que la Commission européenne veut largement y mettre fin, nous estimons au contraire que ces outils doivent être renforcés dans la mesure où ils jouent un rôle de « filet de sécurité » pour les agriculteurs. Il est donc important de maintenir les quotas laitiers[1] ainsi que les aides au stockage. 

2) Réorienter les aides de la PAC pour rendre légitime le soutien à l’agriculture, en visant des objectifs d’agriculture durable.

Dans ce cadre là, nous proposons :

  • Un accompagnement de tous les agriculteurs qui le souhaitent vers l’agriculture durable par des mesures incitatives.
  • Un plafonnement des aides octroyées : pour répartir les aides plus équitablement, il faut les plafonner par actif et par exploitation dans le but de favoriser l’emploi et d’éviter la concentration des exploitations.
  • Une orientation des pratiques d’alimentation animale de l’UE vers l’autonomie en protéines (en favorisant des alternatives d’approvisionnement en protéines)

      3) Mettre fin aux pratiques de dumping, préjudiciables aux agricultures des pays du Sud. 

Au niveau national

 La réorientation de la PAC à l’échelle nationale doit aller dans le même sens qu’au niveau  européen pour que les aides reçues par les agriculteurs français se dirigent vers une agriculture de qualité.

La France dispose de moyens pour orienter les systèmes d’exploitation et mieux répartir les soutiens publics, elle doit les utiliser.



[1] Dans le cadre du bilan de santé, la Commission européenne a fait part de ses intentions de mettre fin aux quotas laitiers d’ici 2015 car selon elle, ils ne permettent pas de répondre aux besoins des marchés.


Toutes les informations, les documents et les supports de la campagne sur le site internet: www.soignonslapac.org