Commerce équitable : café et autres produits alimentaires, artisanat ...

Nos positions

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Suspension des négociations du cycle de Doha

La suspension des négociations de l'Organisation Mondiale du Commerce (OMC) du cycle de Doha fin juillet 2006 marque un premier pas vers des règles commerciales dédiées au développement et aux droits.

Attac France, la Fédération Artisans du Monde, l'IPAM, l'Union Syndicale Solidaires et Vamos! présentent un texte de positionnement commun.

6ème conférence de l'OMC

La Fédération Artisans du Monde a été accréditée pour participer à la sixième conférence ministérielle de l'OMC à Hong Kong du 13 au 18 décembre 2005. A cette occasion, elle participe à la campagne "OMC : 10 ans, ça suffit !".

» En savoir plus sur les positions d'Artisans du Monde et sur la campagne "OMC : 10 ans, ça suffit !"

Retour sur la 5ème conférence de l'OMC

La Fédération Artisans du Monde avait été accréditée pour participer à la cinquième conférence ministérielle de l'OMC à Cancun. Sa présence s'inscrivait dans la perspective de développer une autre architecture des organisations internationales ainsi qu'une organisation mondiale du commerce où les règles relatives aux échanges commerciaux seraient subordonnées à la Déclaration universelle des droits de l'Homme, au Pacte des Nations Unies sur les droits économiques, sociaux et culturels, qui reconnaissent les droits à la souveraineté alimentaire, à l'eau, à la santé et à l'environnement. L'OMC n'avait pas inscrit à l'ordre du jour de cette conférence la question de la chute des cours des matières premières agricoles.

Plutôt que demander un traitement spécifique pour les produits issus du commerce équitable et courir ainsi le risque d'isoler les organisations de producteurs liés au commerce équitable face aux organisations paysannes commercialisant leur production par d'autres circuits, de détourner l'attention des organisations du commerce équitable de la question centrale des cours mondiaux, la Fédération Artisans du Monde et NEWS! ont soutenu les propositions du Kenya, de la Tanzanie et de l'Ouganda en vue d'instaurer un plan d'action international pour les matières premières agricoles.

Un tel plan devrait être soutenu par l'OMC mais négocié au sein de la CNUCED qui est plus apte à traiter des questions de développement et qui a démontré par le passé sa capacité à soutenir des mécanismes de régulation. Il comprendrait deux volets : d'une part, l'instauration de mécanismes de régulation pour garantir des prix rémunérateurs et stabilisés, d'autre part l'appui à la réorientation d'une partie de la production destinée à l'exportation vers des productions locales.

Notre participation à la XIème CNUCED

La Fédération Artisans du Monde était présente à la XIème Conférence des Nations- Unies pour le Commerce et le Développement (CNUCED) à Sao Paolo (Brésil) du 13 au 18 juin 2004. Cette conférence a été marquée par une forte présence du mouvement international du commerce équitable. Celui-ci a adopté une déclaration commune à cette occasion et animé la « journée commerce équitable » du mercredi 16 juin. La Fédération Artisans du Monde s'inscrit pleinement dans ce mouvement et tient à souligner que :

  • la CNUCED doit renforcer sa position en tant qu'agence des Nations-Unies, indépendante des institutions de Bretton Woods. Son activité principale doit être consacrée à l'évaluation des politiques et à la promotion de celles contribuant au développement durable.
  • la CNUCED ne doit pas, comme l'avancent de nombreux pays développés, devenir une simple agence d'assistance technique auprès des pays du Sud visant à ce que ces derniers facilitent les investissements étrangers et remplissent leurs engagements auprès de l'OMC et des organisations financières internationales.
  • la CNUCED doit promouvoir le droit de tous les pays, notamment les plus pauvres, à assurer leur souveraineté alimentaire, à protéger et appuyer les groupes de producteurs et les secteurs économiques vulnérables ou émergents, en fonction de leurs propres priorités économiques, sociales et environnementales.
  • la CNUCED doit s'impliquer activement dans la création et la gestion de mécanismes multilatéraux qui permettront de réguler et soutenir les marchés internationaux des produits agricoles, en y associant pleinement organisations non gouvernementales et organisations de producteurs. La question des prix agricoles, et plus largement celle de la rémunération du travail, seraient ainsi remises au coeur de l'agenda international.
  • le commerce équitable, en tant que pratique économique et sociale contribuant au développement durable, doit être pleinement intégré aux activités en cours de la CNUCED. Face aux tentatives de récupération du concept de commerce équitable à des fins de marketing et à la promotion grandissante d'un commerce équitable "au rabais", la CNUCED et ses membres doivent reconnaître la définition du commerce équitable établie par FINE, coordination regroupant les quatre réseaux internationaux de commerce équitable. Notamment en ce qui concerne les critères de la relation commerciale, la caractérisation des bénéficiaires du commerce équitable (producteurs marginalisés et travailleurs, spécialement dans le Sud), ainsi que les dimensions éducatives et politiques du commerce équitable (sensibilisation du public et campagnes pour changer les règles et les pratiques du commerce international conventionnel).

La Fédération Artisans du Monde appelle plus particulièrement le gouvernement français à défendre de telles positions auprès de l'Union Européenne et de la CNUCED et dans les différentes instances nationales où il est partie prenante.

Lettre d'information

Pour aller plus loin