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Impact au Sud« L’impact du CE représente la nouvelle situation issue de l’ensemble des résultats et effets induisant des changements significatifs et durables, dans la vie et l’environnement des personnes/groupes pour lesquels un lien de causalité direct ou indirect peut être établi avec l’action de développement » in CIEDEL–F3E (1999)
A quoi sert le commerce équitable ? Permet-il de changer la vie des petits producteurs du sud ? Quel est l’impact local du commerce équitable ? Sont-ils réellement mieux payés ? Étude de l’impact de 25 ans de commerce équitable sur les producteurs du Sud Partenaires d’Artisans du MondeEn 2001, Artisans du Monde a mis en place un processus d'évaluation de l'impact, sur les producteurs du Sud, de l'action en faveur d'un commerce équitable menée depuis 30 ans. L'objet de ce travail était de voir, dans la pratique, comment le mouvement Artisans du Monde peut développer, au-delà de la seule relation commerciale, des relations bénéfiques avec les producteurs.
Des interrogations restent à l’issue de cette étude : si l’effet au niveau individuel est démontré, il apparaît néanmoins que les dynamiques locales restent faibles Les études de filières Artisans du MondeDepuis 2006, Artisans du Monde réalise chaque année une étude de filière afin de mieux comprendre les mécanismes de nos filières équitable et d’en mesurer les effets sur le terrain. Nous vous présentons ici les études et quelques éléments phare. Mais pour mesurer l’impact réel des filières, il est nécessaire de rentrer dans le détail de ces documents qui vous sont proposées en téléchargement : Description de la filière ‘riz’ de Lao Farmers Products, Laos, 2006Le soutien apporté à l’ASDSP / LAO Farmers Product et aux paysans laotiens, à travers le commerce équitable contribue à :
Télécharger l'étude )
Description de la filière « huile d’Olive » du PARC, Palestine, 2007
Plus de détail dans l’étude complète ( Description du projet de développement intégré de l’ONG « Association des villageois de Ndem », Sénégal, 2008
Le soutien apporté à l’ONG AVN et aux artisans de Ndem à travers le commerce équitable contribue à :
Plus de détail dans l’étude complète. ( Description et comparaison des filières du Guarana du CGSTM et d’acteurs conventionnels, Brésil, 2009
Le prix du commerce équitable : seul impact pour les producteurs du sud ?Le commerce équitable attache une importance toute particulière à la rémunération des producteurs. Cette dernière est construite de manière à leur permette de vivre dignement de leur travail et à valoriser leur savoir faire. Le « prix juste », le « prix équitable », une notion qui va au delà de la seule rémunération
Le prix équitable est-il supérieur au prix du marché conventionnel ?
Il est souvent difficile d’avoir des éléments de comparaison sur les pratiques des intermédiaires conventionnels au nord mais aussi au sud. Pour autant, on peut déterminer sur quelques exemples, la plus value économique de la filière équitable par rapport aux prix pratiqués localement dans le marché conventionnel. Cela reste des éléments de moyenne, à prendre avec précaution mais qui donnent déjà une indication des comparaisons possibles (les prix varient beaucoup au cours de l’année et d’année en année). En alimentaire :
En artisanat :La question est plus difficile car il faudrait comparer des productions équivalentes ce qui est difficile. Mais une étude sur l’artisanat sénégalais (ONG de Ndem) en 2007, montrait que la rémunération d’un artisan (dans le cas très particulier d’une activité régulière sur 1 mois) pouvait atteindre au mois l’équivalent de 1,25 fois le SMIC national. Salaires :Concernant les salaires (lorsque les artisans sont salariés ou dans les entreprises de transformation ou de conditionnement), l’exemple laotien nous montre que les salaires pratiqués sont en moyenne de 700 000 kips / mois (56€) auxquels s’ajoutent une prime annuelle et des avantages salariaux (déjeuner, couverture maladie,...). Rq : le salaire moyen est d’environ 40€par mois. Le salaire proposé est alors 40% supérieur. Analyse des décompositions de prix : pièges et points de vigilanceUne comparaison inappropriée de niveau de vie :En analysant cette décomposition on compare (via des pourcentages et des valeurs absolues) au sein d’une même filière des acteurs qui agissent dans des contextes économiques différents : ce que représente 3 € en Afrique n’a rien avoir avec ce que cela représente en France en terme de pouvoir d’achat. Les proportions représentées ici doivent donc être relativisées et nivelées selon le niveau de vie des pays concernés. Les différences de marges s’expliquent aussi par les différences de charges de chaque acteur : elles sont différentes entre un grossiste et un détaillant, entre un producteur et une centrale d’exportation,...Pouvoir comparer à une filière conventionnelle :Une information intéressante est de pouvoir comparer la décomposition du prix d’un produit similaire dans une filière conventionnelle : malheureusement, le manque de transparence des acteurs conventionnels ne permettent pas d’avoir accès à ces données.Il est aussi intéressant de savoir quelle est la rémunération habituelle des artisans / paysans dans les pays du sud (cf. ci dessus). L’incidence des taux de change dans la formation des prixEntre la rémunération aux producteurs, dans la devise du pays, le paiement de l’acheteur du prix FOB, qui est parfois fixé en devise locale mais le plus souvent en dollars ou en euros (choix issu de réglementations locales, du choix et habitudes des organisations,...), il arrive que le prix payé au producteur subisse entre 1 et 3 taux de change pour être converti en euros.Aussi, calculer au final des pourcentages sur une base en euros à un temps T tend à effacer les variations continuelles de taux de change qu’on pu subir les prix entre le moment d’achat et celui de vente et la question de la valeur intrinsèque des montants dans des pays différents. Qu’est-ce qui se cache derrière les marges des acteurs ?Le fait que des acteurs de la filière dégagent des marges n’est pas choquant en soi, c’est même nécessaire pour l’existence même de la filière. La vraie question est de savoir si ces marges sont « raisonnables », réparties équitablement (notion différente de « également »), de manière à ce que tous les acteurs de la filière puissent vivre dignement de leur travail (au sud comme au nord) et ce à quoi elles sont utilisées ?Dans notre filière intégrée AdM, les acteurs de la chaîne sont tous des organisations de commerce équitable : à l’exception des transports et des transformateurs. Les acteurs "nord" de notre filière intégrée, sont des acteurs qui n’ont pas pour vocation de générer des profits, mais de permettre l’existence de filières et de partenariats équitables dans l’intérêt des producteurs et des citoyens. Cela signifie que les marges dégagées sont utilisées pour couvrir les frais de fonctionnement (salaires, charges fixes...) et dégager éventuellement des bénéfices. Mais à la différence d’un acteur classique, ces bénéfices sont obligatoirement ré-injectés dans la filière de commerce équitable (investissement, projets d’appuis aux filières, voyages d’échanges...). Il n’y a pas de lucrativité de l’activité de notre filière, à savoir pas d’enrichissement de personne physique. Les comptes sont présentés à chaque AG et disponibles dans le rapport d’activité accessible au public. Les comptes de Solidar’Monde (dont les actionnaires sont tous des acteurs de l’économie sociale et solidaire) sont eux aussi présentés à chaque AG. Exemples de décompositions de prixIl n'existe pas de décomposition de prix générale et moyenne : chaque produit, chaque filière est différente ! Vous trouverez donc ici plusieurs exemples d’explication des prix sur des produits Artisans du Monde. Remarque : nous donnons dans ces fiches, des données de cadrage qui permettent de replace dans le contexte du pays producteur, les échelles de prix. |
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permettre de poursuivre leur travail de paysans et de conserver ainsi leur terre.
