CIRSA (Comunidades Indígenas de la Región de Simojovel de Allende)
En 1988, des paysans recherchent des alternatives au développement dans la région de Simojovel de Allende. Ils se rapprochent alors du mouvement UCIRI qui produit et vend le café dans le réseau équitable. Ces paysans décident de suivre le modèle de développement communautaire initié par UCIRI et créent CIRSA en 1992.
Les producteurs membres de CIRSA sont des caféiculteurs marginalisés du Chiapas pour la plupart indigènes. La culture du café représente donc une alternative de revenus pour leurs familles.
Pour être membre de la coopérative, il faut cultiver les champs selon les normes de l’agriculture biologique ou avoir des terres en voie de conversion.
Les producteurs produisent du café sur une surface moyenne de 1,4 hectare. Ils travaillent pour la collectivité soit en apportant du matériel, soit de la main d’oeuvre.
La coopérative emploie 4 personnes à temps plein : 2 techniciens, 1 administrateur et 1 comptable. Les agriculteurs emploient des saisonniers pour la cueillette, en moyenne 3 à 6 personnes, hommes et femmes.
Les décisions de gestion et de commercialisation sont prises lors des assemblées générales par les représentants élus au conseil d’administration.
Production
Le café humide récolté est d’abord stocké chez le producteur. Après séchage il est transporté au centre de stockage de la coopérative grâce aux véhicules de l’organisation ou aux transports personnels ou publics. Le café est ensuite acheminé par la CIRSA jusqu’à l’usine de transformation d’où le café sera exporté.
Impact du commerce équitable
Les producteurs de café entretiennent une relation durable avec la coopérative. Le prix varie en fonction de la conjoncture et des coûts de production. Le prix de vente moyen reçu par le producteur est de 1,11 euros le kilo dans la région alors que la coopérative paye 1,37 euros.
Une avance en fonction de la production estimée est accordée à tous les producteurs qui en ont besoin pour mener à bien le processus de production.
Les membres de la coopérative dépensent la prime du commerce équitable1 de différentes manières : campagnes d’alphabétisation, système de sécurité sociale, construction de latrines sèches, achat d’un terrain pour le nouveau centre de stockage, une radio, une école.