Artisans du Monde se mobilise pour l'ultimatum climatique

Artisans du Monde se mobilise pour l'ultimatum climatique

Le mouvement Artisans du Monde soutient, avec les ONG qui l'ont initié, l'Ultimatum Climatique enjoignant nos responsables gouvernementaux, avec les dirigeants des pays membres de l'ONU, de trouver un accord à la hauteur des défis actuels.

Artisans du Monde se mobilise depuis 35 ans pour demander le respect des droits économiques, sociaux et environnementaux, le maintien de la souveraineté alimentaire, l'autodétermination des peuples, tout en faisant la promotion d'échanges équitables et solidaires.

Le changement climatique est une réalité dont les effets sont déjà visibles pour des millions de personnes à travers le monde, principalement dans les zones du globe déjà les plus défavorisées et pour les personnes les plus fragilisées.

La conférence de l’ONU sur le climat qui se tiendra à Copenhague en décembre prochain réunira les chefs d’état et de gouvernement de 192 pays pour une occasion historique de changer l'évolution actuelle du climat. Ils devront répondre à l’urgence de la situation et aux nouvelles données scientifiques, avec comme ultime priorité de maintenir l’augmentation de la température mondiale sous la barre des 2 °C par rapport à 1850, en s’accordant sur des objectifs de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) résultant de l’activité humaine.

Selon les climatologues, il faudrait que les pays industrialisés, premiers responsables de l’émission des gaz à effet de serre (GES), réduisent leurs émissions de 25 à 40 % d’ici à 2020 et de 80 à 95 % d’ici à 2050 (par rapport à 1990).

Les populations les plus vulnérables du monde sont les principales victimes, alors qu’elles sont les moins responsables du réchauffement de la planète

Artisans du Monde a relayé l'appel des peuples indigènes appelant au respect de la terre mère, et contre la marchandisation de la vie, nous alertant ainsi sur la crise des civilisations et nous enjoignant de remettre en cause notre mode de vie. Les pays du nord portent une double responsabilité : ils doivent d'une part réduire leurs émissions de GES, et d'autre part faire preuve de solidarité envers les pays du sud en prévoyant notamment des moyens financiers pour leur permettre de lutter contre les effets négatifs des changements climatiques sur leurs sociétés. Les populations les plus vulnérables du monde sont les principales victimes, alors qu’elles sont les moins responsables du réchauffement de la planète et ne disposent pas des moyens techniques, humains et financiers pour s’y adapter.

Lors du premier sommet mondial des peuples indigènes sur le changement climatique d’avril 2009, ceux ci ont appelé à la vigilance notamment sur les atteintes que pourraient porter à leurs droits les mécanismes financiers envisagés par le sommet de Copenhague dans la continuité de Kyoto.Par exemple les REDD (Reduced Emessions from Deforestations and Degradation) , qui ne font pas la différence entre une forêt primaire et une monoculture d’arbres (OGM à croissance rapide dans la plupart des cas). On peut craindre là des atteintes à la biodiversité et aux droits des populations. Le Forum International des peuples indigènes ne semble pas aujourd'hui être associé aux discussions de Copenhague.

Artisans du Monde vous invite à signer l’ultimatum climatique : http://www.copenhague-2009.com/appel


Le site de la campagne :

Source : http://www.copenhague-2009.com


La newsletter d'Artisans du Monde

Soyez à la pointe de l'actualité équitable : événements, débats, conférences, mobilisations en vous abonnant à la newsletter d'Artisans du Monde

×
×